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DELF B2 sample papers (2026): free mock exam for every part, with answers

Free DELF B2 practice: 10 sample questions with answers and explanations, plus 128 questions in full practice sets. Official facts on format, duration, scoring and dates, with sources.

Exam facts: format, time, scoring, cost, dates

Compréhension de l’oral · Compréhension des écrits · Production écrite · Production orale (DELF B2): Listening, reading, writing (written, together) + speaking (individual)

  • Duration: 2 h 30 min written (collective) + 20 min oral
  • Scoring: 50/100 overall and at least 5/25 in each of the 4 parts
  • Cost: Set by each centre; no national price found. The prefecture of Hérault gives about €100–200 for language tests and mentions the CPF (personal training account). source
  • Result: Result times in France are set by the centre. Example abroad (Institut français in Germany): results within 15 working days, diploma about 6 months later.
  • No national DELF dates in France: each exam centre (universities, Alliances françaises…) sets its sessions and registration periods. Example Université de Limoges: December 2026 session, written 2026-12-01 to 03, registration 2026-10-05 to 10-28.

Official facts, last checked 29 September 2026 · full exam guide with all sources

10 sample questions with answers

Written with AI assistance · not yet reviewed by a teacher These are practice questions in the style of the exam, not real exam questions.

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Question 1Listening

Exercice 1 · Vous allez entendre un document radiophonique. Vous aurez d’abord le temps de lire les questions, puis vous entendrez le document deux fois.

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Journaliste : Depuis quelques années, on entend beaucoup parler de citadins qui quittent les grandes villes pour s'installer à la campagne. Nous en parlons avec Camille Roux, sociologue, qui a interrogé plus de cent de ces « nouveaux ruraux ». Camille Roux, ce mouvement est-il aussi massif qu'on le dit ? Camille Roux : Il faut être prudent. Les médias ont beaucoup mis en avant quelques histoires spectaculaires : le cadre parisien devenu boulanger dans un village… En réalité, les départs vers la campagne existent, mais ils restent limités, et ils concernent surtout des villes moyennes et des communes situées à une heure ou deux des métropoles, pas le fin fond de la campagne. Journaliste : Le télétravail a-t-il joué un rôle ? Camille Roux : Un rôle d'accélérateur, certainement. Beaucoup de personnes que j'ai rencontrées avaient ce projet depuis longtemps ; le télétravail leur a donné le moyen de le réaliser sans changer d'emploi. Mais il faut bien voir que cela concerne surtout des professions qualifiées, qui peuvent travailler derrière un ordinateur. Un ouvrier ou une vendeuse n'a pas cette possibilité. Journaliste : Comment se passe l'arrivée dans les villages ? Camille Roux : C'est très variable. Dans certains endroits, les nouveaux venus sont bien accueillis : ils font revivre l'école, ils fréquentent les commerces. Ailleurs, il y a des tensions. La plus fréquente concerne le logement : l'arrivée de ménages aux revenus plus élevés fait monter les prix, et les jeunes du coin ont plus de mal à se loger. Il y a aussi des malentendus plus quotidiens : le bruit du tracteur, le coq du voisin… Journaliste : Et les nouveaux ruraux eux-mêmes, sont-ils satisfaits ? Camille Roux : Dans l'ensemble, oui. Mais ceux qui s'en sortent le mieux sont ceux qui s'investissent dans la vie locale : une association, le conseil municipal, le club de foot. Ceux qui vivent dans le village comme dans une résidence secondaire, sans y créer de liens, sont plus nombreux à repartir au bout de deux ou trois ans. Journaliste : Que conseillez-vous aux élus ? Camille Roux : De ne pas miser uniquement sur l'arrivée de télétravailleurs. Sans services publics, sans médecin, sans connexion internet fiable, ces installations ne durent pas. Attirer des habitants, c'est bien ; les garder, c'est un autre travail.

Exercice 1 – Selon Camille Roux, les départs des villes vers la campagne…

Question 2Listening

Exercice 1 · Vous allez entendre un document radiophonique. Vous aurez d’abord le temps de lire les questions, puis vous entendrez le document deux fois.

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Journaliste : On parle de plus en plus de santé mentale au travail, de stress, d'épuisement professionnel. Pour en parler, nous recevons la docteure Nadia Benali, médecin du travail. Docteure, est-ce que la situation s'aggrave, ou est-ce qu'on en parle simplement davantage ? Nadia Benali : Les deux, sans doute. Il y a quinze ans, un salarié qui craquait avait honte d'en parler ; il disait qu'il avait mal au dos. Aujourd'hui, la parole s'est libérée, et c'est une bonne chose. Mais je constate aussi, dans mon cabinet, que les situations d'épuisement touchent des profils plus variés qu'avant : des jeunes, des managers, des personnes qui aiment leur métier. Journaliste : Justement, on imagine souvent que le burn-out touche des gens qui n'aiment pas leur travail… Nadia Benali : C'est tout le contraire, bien souvent. Ce sont des personnes très engagées, qui ne comptent pas leurs heures, qui ont du mal à dire non. Le problème, ce n'est pas la quantité de travail seule. C'est le décalage entre ce qu'on demande aux gens et les moyens qu'on leur donne, et le sentiment que leurs efforts ne sont pas reconnus. Journaliste : Quels sont les signes qui doivent alerter ? Nadia Benali : Une fatigue qui ne disparaît pas après un week-end ou des vacances, des troubles du sommeil, une irritabilité inhabituelle, le fait de ne plus arriver à se concentrer. Et souvent, c'est l'entourage qui s'en rend compte avant la personne elle-même. Journaliste : Que faire dans ce cas ? Nadia Benali : En parler, d'abord : à son médecin traitant, ou au médecin du travail. Beaucoup de salariés ne savent pas qu'ils peuvent demander à nous voir à tout moment, et que nous sommes tenus au secret médical : nous ne répétons rien à l'employeur sans l'accord du salarié. Journaliste : Et du côté des entreprises ? Nadia Benali : Les formations au bien-être, les séances de yoga, ce n'est pas inutile, mais ça ne suffit pas. Si l'organisation du travail reste la même, on met un pansement sur une jambe cassée. La vraie prévention, c'est de revoir la charge de travail, de clarifier qui fait quoi, et de former les managers à repérer les difficultés.

Exercice 1 – Selon la docteure Benali, qu’est-ce qui a changé depuis quinze ans ?

Question 3Listening

Exercice 1 · Vous allez entendre un document radiophonique. Vous aurez d’abord le temps de lire les questions, puis vous entendrez le document deux fois.

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Journaliste : Les outils d'intelligence artificielle capables d'écrire un texte en quelques secondes sont désormais dans toutes les poches. Que doit faire l'école ? Nous en discutons avec Antoine Mercier, professeur de philosophie en lycée, qui a beaucoup travaillé sur la question. Antoine Mercier, faut-il interdire ces outils aux élèves ? Antoine Mercier : L'interdiction totale me paraît à la fois illusoire et contre-productive. Illusoire, parce que les élèves les utilisent de toute façon, chez eux, sur leur téléphone. Contre-productive, parce que si l'école refuse d'en parler, les élèves apprendront à s'en servir seuls, sans esprit critique. Journaliste : Mais comment évaluer un devoir écrit à la maison, si l'on ne sait pas qui l'a rédigé ? Antoine Mercier : C'est la vraie question, et elle nous oblige à changer nos pratiques. Pour ma part, j'ai presque abandonné la dissertation notée faite à la maison. Les élèves rédigent en classe. À la maison, je leur demande plutôt de préparer : lire, chercher des arguments, et parfois même utiliser l'outil, puis critiquer ce qu'il a produit. Journaliste : Critiquer la machine ? Antoine Mercier : Exactement. Je leur donne une réponse générée automatiquement et je leur demande d'y trouver les erreurs, les raisonnements trop faciles, les exemples inventés. C'est un excellent exercice : ils découvrent que le texte a l'air très sûr de lui… alors qu'il se trompe parfois complètement. Journaliste : Certains parents craignent que les élèves ne sachent plus écrire. Antoine Mercier : Je comprends cette inquiétude, et je la partage en partie. Écrire, ce n'est pas seulement produire un texte, c'est apprendre à penser. Si on délègue systématiquement l'écriture, on délègue aussi la réflexion. C'est pourquoi l'écriture à la main, en classe, sans écran, garde toute sa place. Journaliste : Les enseignants sont-ils prêts ? Antoine Mercier : Pas vraiment. La plupart se forment seuls, le soir, par curiosité. Il faudrait une vraie formation, et surtout du temps pour échanger entre collègues. Sans cela, chacun bricole dans son coin, et les élèves reçoivent des consignes contradictoires d'un cours à l'autre.

Exercice 1 – Pourquoi Antoine Mercier est-il contre une interdiction totale ?

Question 4Reading

Exercice 1 · Article Rénover son immeuble : le long chemin des copropriétaires À Grenoble, les 64 logements de la résidence Les Érables sortent de six mois de chantier : isolation des façades par l'extérieur, remplacement des fenêtres, nouvelle chaudière collective. Objectif affiché : diviser par deux la facture de chauffage. Mais pour en arriver là, il aura fallu près de cinq ans. « Le plus difficile, ce n'est pas le chantier, c'est de convaincre », résume Hélène Vasseur, présidente du conseil syndical. Dans une copropriété, les travaux sur les parties communes doivent être votés en assemblée générale. Or les intérêts divergent. Les propriétaires occupants, qui paient eux-mêmes leurs factures d'énergie, perçoivent vite l'intérêt de l'isolation. Les propriétaires bailleurs, dont les locataires règlent le chauffage, sont nettement moins pressés. Quant aux retraités, beaucoup hésitent à s'engager dans des dépenses dont ils ne profiteront peut-être pas longtemps. Le premier vote a d'ailleurs échoué. Le conseil syndical a alors changé de méthode. Plutôt que de présenter un devis global, il a fait réaliser un audit énergétique, organisé des visites d'immeubles déjà rénovés et proposé des rendez-vous individuels avec un conseiller pour calculer, logement par logement, ce qui resterait à payer une fois les aides publiques déduites. « Les gens ne votent pas contre l'isolation, ils votent contre l'inconnu », observe Hélène Vasseur. Le coût final, près de 2,4 millions d'euros, a été couvert pour moitié environ par des subventions. Pour le reste, la copropriété a souscrit un prêt collectif, qui permet aux ménages modestes d'étaler leurs remboursements sur quinze ans. Tous ne sont pas convaincus pour autant : certains copropriétaires rappellent que les économies annoncées reposent sur des calculs théoriques et que le confort final dépendra aussi du comportement des habitants. Les professionnels du secteur l'admettent : la rénovation des copropriétés progresse lentement, faute d'accompagnement. L'exemple des Érables montre qu'au-delà de la question financière, c'est la qualité de l'information qui fait la différence.

Exercice 1 – Selon Hélène Vasseur, quelle a été la principale difficulté du projet ?

Question 5Reading

Exercice 1 · Article Au village, la consultation passe par l'écran Dans la pharmacie de Saint-Martin-des-Landes, une petite pièce vitrée a remplacé l'ancien rayon parfumerie. À l'intérieur : un fauteuil, un écran, un tensiomètre, un thermomètre et un otoscope connectés. Depuis un an, les habitants peuvent y consulter un médecin à distance, sur rendez-vous ou presque sans attendre. « Avant, certains patients faisaient une heure de route pour un renouvellement d'ordonnance », explique la pharmacienne, Anne Coste. La téléconsultation n'est pas une nouveauté, mais elle prend une dimension particulière dans les territoires où les médecins manquent. Pour les patients sans médecin traitant, elle permet d'obtenir rapidement un avis, un arrêt de travail ou une ordonnance. La pharmacienne ou son préparateur aide les personnes âgées à s'installer et à utiliser les instruments, ce qui rassure ceux qui n'ont jamais utilisé d'ordinateur. Les médecins de la région restent pourtant partagés. Le docteur Paul Mérieux, généraliste à vingt kilomètres de là, reconnaît l'utilité du dispositif pour « les petits problèmes du quotidien », mais il met en garde : « On ne peut pas palper un ventre à travers un écran. Et surtout, le médecin qui vous répond ne vous connaît pas. Il ne sait rien de vos antécédents, de votre situation familiale. Le suivi d'une maladie chronique, ça ne se fait pas comme ça. » Autre inquiétude : certaines plateformes privées fonctionnent avec des médecins installés loin, parfois à l'étranger, et le patient ne revoit presque jamais le même praticien. Pour les élus locaux, la téléconsultation doit donc rester un complément. « C'est une solution d'attente, pas une réponse au désert médical », estime le maire, qui continue de chercher un généraliste prêt à s'installer dans la commune. À la pharmacie, on constate en tout cas que la cabine ne désemplit pas : une quinzaine de consultations par semaine, surtout le lundi et en période d'épidémie.

Exercice 1 – Qu’y a-t-il dans la pièce vitrée de la pharmacie ?

Question 6Reading

Exercice 1 · Article Tirés au sort, ils conseillent leur ville Un mardi soir de novembre, trente-cinq habitants de Saint-Clair se retrouvent dans la salle du conseil municipal. Aucun n'est élu. Ils ont été tirés au sort parmi les habitants de plus de seize ans, en veillant à respecter un équilibre entre femmes et hommes, entre quartiers et entre tranches d'âge. Leur mission : faire des propositions à la mairie sur la place de la nature en ville. Pendant six mois, ils se réunissent deux soirs par mois et un samedi sur deux. Ils auditionnent des experts – urbanistes, écologues, agriculteurs –, visitent des quartiers, débattent en petits groupes. Une indemnité couvre leurs frais de transport et de garde d'enfants. « Sans cela, seuls les retraités et les personnes les plus disponibles auraient pu participer », souligne l'organisatrice, Sarah Nguyen. Pour beaucoup de participants, l'expérience a été un choc. « Je n'avais jamais mis les pieds à la mairie, raconte Kevin, 24 ans, cariste. Au début, je n'osais pas parler devant les autres. Puis j'ai compris que mon avis comptait autant que celui du retraité ingénieur assis à côté de moi. » L'assemblée a remis au maire une vingtaine de propositions : végétaliser les cours d'école, créer des jardins partagés au pied des immeubles, protéger une zone humide menacée par un projet de parking. Le maire s'est engagé à répondre publiquement à chacune d'elles dans un délai de trois mois, en justifiant ses refus. C'est d'ailleurs là que se joue la crédibilité de ce type de démarche. Les chercheurs qui étudient ces assemblées le soulignent : si les propositions finissent dans un tiroir, la déception des participants peut renforcer la méfiance envers les institutions. À Saint-Clair, la réponse du maire est attendue au printemps. Les trente-cinq citoyens, eux, ont décidé de continuer à se réunir pour suivre la mise en œuvre de leurs idées.

Exercice 1 – Comment les membres de l’assemblée ont-ils été choisis ?

Question 7Listening

Exercice 1 · Vous allez entendre un document radiophonique. Vous aurez d’abord le temps de lire les questions, puis vous entendrez le document deux fois.

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Journaliste : Depuis quelques années, on entend beaucoup parler de citadins qui quittent les grandes villes pour s'installer à la campagne. Nous en parlons avec Camille Roux, sociologue, qui a interrogé plus de cent de ces « nouveaux ruraux ». Camille Roux, ce mouvement est-il aussi massif qu'on le dit ? Camille Roux : Il faut être prudent. Les médias ont beaucoup mis en avant quelques histoires spectaculaires : le cadre parisien devenu boulanger dans un village… En réalité, les départs vers la campagne existent, mais ils restent limités, et ils concernent surtout des villes moyennes et des communes situées à une heure ou deux des métropoles, pas le fin fond de la campagne. Journaliste : Le télétravail a-t-il joué un rôle ? Camille Roux : Un rôle d'accélérateur, certainement. Beaucoup de personnes que j'ai rencontrées avaient ce projet depuis longtemps ; le télétravail leur a donné le moyen de le réaliser sans changer d'emploi. Mais il faut bien voir que cela concerne surtout des professions qualifiées, qui peuvent travailler derrière un ordinateur. Un ouvrier ou une vendeuse n'a pas cette possibilité. Journaliste : Comment se passe l'arrivée dans les villages ? Camille Roux : C'est très variable. Dans certains endroits, les nouveaux venus sont bien accueillis : ils font revivre l'école, ils fréquentent les commerces. Ailleurs, il y a des tensions. La plus fréquente concerne le logement : l'arrivée de ménages aux revenus plus élevés fait monter les prix, et les jeunes du coin ont plus de mal à se loger. Il y a aussi des malentendus plus quotidiens : le bruit du tracteur, le coq du voisin… Journaliste : Et les nouveaux ruraux eux-mêmes, sont-ils satisfaits ? Camille Roux : Dans l'ensemble, oui. Mais ceux qui s'en sortent le mieux sont ceux qui s'investissent dans la vie locale : une association, le conseil municipal, le club de foot. Ceux qui vivent dans le village comme dans une résidence secondaire, sans y créer de liens, sont plus nombreux à repartir au bout de deux ou trois ans. Journaliste : Que conseillez-vous aux élus ? Camille Roux : De ne pas miser uniquement sur l'arrivée de télétravailleurs. Sans services publics, sans médecin, sans connexion internet fiable, ces installations ne durent pas. Attirer des habitants, c'est bien ; les garder, c'est un autre travail.

Exercice 1 – Quel rôle le télétravail a-t-il joué, selon elle ?

Question 8Listening

Exercice 1 · Vous allez entendre un document radiophonique. Vous aurez d’abord le temps de lire les questions, puis vous entendrez le document deux fois.

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Journaliste : On parle de plus en plus de santé mentale au travail, de stress, d'épuisement professionnel. Pour en parler, nous recevons la docteure Nadia Benali, médecin du travail. Docteure, est-ce que la situation s'aggrave, ou est-ce qu'on en parle simplement davantage ? Nadia Benali : Les deux, sans doute. Il y a quinze ans, un salarié qui craquait avait honte d'en parler ; il disait qu'il avait mal au dos. Aujourd'hui, la parole s'est libérée, et c'est une bonne chose. Mais je constate aussi, dans mon cabinet, que les situations d'épuisement touchent des profils plus variés qu'avant : des jeunes, des managers, des personnes qui aiment leur métier. Journaliste : Justement, on imagine souvent que le burn-out touche des gens qui n'aiment pas leur travail… Nadia Benali : C'est tout le contraire, bien souvent. Ce sont des personnes très engagées, qui ne comptent pas leurs heures, qui ont du mal à dire non. Le problème, ce n'est pas la quantité de travail seule. C'est le décalage entre ce qu'on demande aux gens et les moyens qu'on leur donne, et le sentiment que leurs efforts ne sont pas reconnus. Journaliste : Quels sont les signes qui doivent alerter ? Nadia Benali : Une fatigue qui ne disparaît pas après un week-end ou des vacances, des troubles du sommeil, une irritabilité inhabituelle, le fait de ne plus arriver à se concentrer. Et souvent, c'est l'entourage qui s'en rend compte avant la personne elle-même. Journaliste : Que faire dans ce cas ? Nadia Benali : En parler, d'abord : à son médecin traitant, ou au médecin du travail. Beaucoup de salariés ne savent pas qu'ils peuvent demander à nous voir à tout moment, et que nous sommes tenus au secret médical : nous ne répétons rien à l'employeur sans l'accord du salarié. Journaliste : Et du côté des entreprises ? Nadia Benali : Les formations au bien-être, les séances de yoga, ce n'est pas inutile, mais ça ne suffit pas. Si l'organisation du travail reste la même, on met un pansement sur une jambe cassée. La vraie prévention, c'est de revoir la charge de travail, de clarifier qui fait quoi, et de former les managers à repérer les difficultés.

Exercice 1 – Selon elle, qui est souvent touché par l’épuisement professionnel ?

Question 9Listening

Exercice 1 · Vous allez entendre un document radiophonique. Vous aurez d’abord le temps de lire les questions, puis vous entendrez le document deux fois.

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Journaliste : Les outils d'intelligence artificielle capables d'écrire un texte en quelques secondes sont désormais dans toutes les poches. Que doit faire l'école ? Nous en discutons avec Antoine Mercier, professeur de philosophie en lycée, qui a beaucoup travaillé sur la question. Antoine Mercier, faut-il interdire ces outils aux élèves ? Antoine Mercier : L'interdiction totale me paraît à la fois illusoire et contre-productive. Illusoire, parce que les élèves les utilisent de toute façon, chez eux, sur leur téléphone. Contre-productive, parce que si l'école refuse d'en parler, les élèves apprendront à s'en servir seuls, sans esprit critique. Journaliste : Mais comment évaluer un devoir écrit à la maison, si l'on ne sait pas qui l'a rédigé ? Antoine Mercier : C'est la vraie question, et elle nous oblige à changer nos pratiques. Pour ma part, j'ai presque abandonné la dissertation notée faite à la maison. Les élèves rédigent en classe. À la maison, je leur demande plutôt de préparer : lire, chercher des arguments, et parfois même utiliser l'outil, puis critiquer ce qu'il a produit. Journaliste : Critiquer la machine ? Antoine Mercier : Exactement. Je leur donne une réponse générée automatiquement et je leur demande d'y trouver les erreurs, les raisonnements trop faciles, les exemples inventés. C'est un excellent exercice : ils découvrent que le texte a l'air très sûr de lui… alors qu'il se trompe parfois complètement. Journaliste : Certains parents craignent que les élèves ne sachent plus écrire. Antoine Mercier : Je comprends cette inquiétude, et je la partage en partie. Écrire, ce n'est pas seulement produire un texte, c'est apprendre à penser. Si on délègue systématiquement l'écriture, on délègue aussi la réflexion. C'est pourquoi l'écriture à la main, en classe, sans écran, garde toute sa place. Journaliste : Les enseignants sont-ils prêts ? Antoine Mercier : Pas vraiment. La plupart se forment seuls, le soir, par curiosité. Il faudrait une vraie formation, et surtout du temps pour échanger entre collègues. Sans cela, chacun bricole dans son coin, et les élèves reçoivent des consignes contradictoires d'un cours à l'autre.

Exercice 1 – Qu’a changé l’enseignant dans sa façon d’évaluer ?

Question 10Reading

Exercice 1 · Article Rénover son immeuble : le long chemin des copropriétaires À Grenoble, les 64 logements de la résidence Les Érables sortent de six mois de chantier : isolation des façades par l'extérieur, remplacement des fenêtres, nouvelle chaudière collective. Objectif affiché : diviser par deux la facture de chauffage. Mais pour en arriver là, il aura fallu près de cinq ans. « Le plus difficile, ce n'est pas le chantier, c'est de convaincre », résume Hélène Vasseur, présidente du conseil syndical. Dans une copropriété, les travaux sur les parties communes doivent être votés en assemblée générale. Or les intérêts divergent. Les propriétaires occupants, qui paient eux-mêmes leurs factures d'énergie, perçoivent vite l'intérêt de l'isolation. Les propriétaires bailleurs, dont les locataires règlent le chauffage, sont nettement moins pressés. Quant aux retraités, beaucoup hésitent à s'engager dans des dépenses dont ils ne profiteront peut-être pas longtemps. Le premier vote a d'ailleurs échoué. Le conseil syndical a alors changé de méthode. Plutôt que de présenter un devis global, il a fait réaliser un audit énergétique, organisé des visites d'immeubles déjà rénovés et proposé des rendez-vous individuels avec un conseiller pour calculer, logement par logement, ce qui resterait à payer une fois les aides publiques déduites. « Les gens ne votent pas contre l'isolation, ils votent contre l'inconnu », observe Hélène Vasseur. Le coût final, près de 2,4 millions d'euros, a été couvert pour moitié environ par des subventions. Pour le reste, la copropriété a souscrit un prêt collectif, qui permet aux ménages modestes d'étaler leurs remboursements sur quinze ans. Tous ne sont pas convaincus pour autant : certains copropriétaires rappellent que les économies annoncées reposent sur des calculs théoriques et que le confort final dépendra aussi du comportement des habitants. Les professionnels du secteur l'admettent : la rénovation des copropriétés progresse lentement, faute d'accompagnement. L'exemple des Érables montre qu'au-delà de la question financière, c'est la qualité de l'information qui fait la différence.

Exercice 1 – Pourquoi les propriétaires bailleurs sont-ils moins pressés de voter les travaux ?

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