Exercice 1 · Article Rénover son immeuble : le long chemin des copropriétaires À Grenoble, les 64 logements de la résidence Les Érables sortent de six mois de chantier : isolation des façades par l'extérieur, remplacement des fenêtres, nouvelle chaudière collective. Objectif affiché : diviser par deux la facture de chauffage. Mais pour en arriver là, il aura fallu près de cinq ans. « Le plus difficile, ce n'est pas le chantier, c'est de convaincre », résume Hélène Vasseur, présidente du conseil syndical. Dans une copropriété, les travaux sur les parties communes doivent être votés en assemblée générale. Or les intérêts divergent. Les propriétaires occupants, qui paient eux-mêmes leurs factures d'énergie, perçoivent vite l'intérêt de l'isolation. Les propriétaires bailleurs, dont les locataires règlent le chauffage, sont nettement moins pressés. Quant aux retraités, beaucoup hésitent à s'engager dans des dépenses dont ils ne profiteront peut-être pas longtemps. Le premier vote a d'ailleurs échoué. Le conseil syndical a alors changé de méthode. Plutôt que de présenter un devis global, il a fait réaliser un audit énergétique, organisé des visites d'immeubles déjà rénovés et proposé des rendez-vous individuels avec un conseiller pour calculer, logement par logement, ce qui resterait à payer une fois les aides publiques déduites. « Les gens ne votent pas contre l'isolation, ils votent contre l'inconnu », observe Hélène Vasseur. Le coût final, près de 2,4 millions d'euros, a été couvert pour moitié environ par des subventions. Pour le reste, la copropriété a souscrit un prêt collectif, qui permet aux ménages modestes d'étaler leurs remboursements sur quinze ans. Tous ne sont pas convaincus pour autant : certains copropriétaires rappellent que les économies annoncées reposent sur des calculs théoriques et que le confort final dépendra aussi du comportement des habitants. Les professionnels du secteur l'admettent : la rénovation des copropriétés progresse lentement, faute d'accompagnement. L'exemple des Érables montre qu'au-delà de la question financière, c'est la qualité de l'information qui fait la différence.
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DELF B2 Compréhension écrite oefenen (2026) — gratis Franse examenvragen met antwoorden
Gratis DELF B2 Compréhension écrite (Lezen) oefenen: 10 voorbeeldvragen met antwoord en uitleg, en 60 vragen in volledige oefensets. Officiële feiten over opbouw, duur, beoordeling en data, met bronnen.
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Compréhension des écrits (DELF B2): Collectief schriftelijk examen
- Duur: 1 u
- Beoordeling: /25 punten
- Kosten: Bepaald door elk centrum; geen landelijke prijs gevonden. De prefectuur van Hérault noemt ongeveer €100–200 voor taaltoetsen en het CPF (persoonlijk opleidingsbudget). bron
- Uitslag: Uitslagtermijnen in Frankrijk bepaalt het centrum. Voorbeeld buitenland (Institut français in Duitsland): uitslag binnen 15 werkdagen, diploma ongeveer 6 maanden later.
- Geen landelijke DELF-data in Frankrijk: elk examencentrum (universiteiten, Alliances françaises…) bepaalt sessies en inschrijfperiodes. Voorbeeld Université de Limoges: sessie december 2026, schriftelijk 2026-12-01 t/m 03, inschrijven 2026-10-05 t/m 10-28.
10 voorbeeldvragen met antwoord
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Exercice 1 · Article Au village, la consultation passe par l'écran Dans la pharmacie de Saint-Martin-des-Landes, une petite pièce vitrée a remplacé l'ancien rayon parfumerie. À l'intérieur : un fauteuil, un écran, un tensiomètre, un thermomètre et un otoscope connectés. Depuis un an, les habitants peuvent y consulter un médecin à distance, sur rendez-vous ou presque sans attendre. « Avant, certains patients faisaient une heure de route pour un renouvellement d'ordonnance », explique la pharmacienne, Anne Coste. La téléconsultation n'est pas une nouveauté, mais elle prend une dimension particulière dans les territoires où les médecins manquent. Pour les patients sans médecin traitant, elle permet d'obtenir rapidement un avis, un arrêt de travail ou une ordonnance. La pharmacienne ou son préparateur aide les personnes âgées à s'installer et à utiliser les instruments, ce qui rassure ceux qui n'ont jamais utilisé d'ordinateur. Les médecins de la région restent pourtant partagés. Le docteur Paul Mérieux, généraliste à vingt kilomètres de là, reconnaît l'utilité du dispositif pour « les petits problèmes du quotidien », mais il met en garde : « On ne peut pas palper un ventre à travers un écran. Et surtout, le médecin qui vous répond ne vous connaît pas. Il ne sait rien de vos antécédents, de votre situation familiale. Le suivi d'une maladie chronique, ça ne se fait pas comme ça. » Autre inquiétude : certaines plateformes privées fonctionnent avec des médecins installés loin, parfois à l'étranger, et le patient ne revoit presque jamais le même praticien. Pour les élus locaux, la téléconsultation doit donc rester un complément. « C'est une solution d'attente, pas une réponse au désert médical », estime le maire, qui continue de chercher un généraliste prêt à s'installer dans la commune. À la pharmacie, on constate en tout cas que la cabine ne désemplit pas : une quinzaine de consultations par semaine, surtout le lundi et en période d'épidémie.
Exercice 1 – Qu’y a-t-il dans la pièce vitrée de la pharmacie ?
Exercice 1 · Article Tirés au sort, ils conseillent leur ville Un mardi soir de novembre, trente-cinq habitants de Saint-Clair se retrouvent dans la salle du conseil municipal. Aucun n'est élu. Ils ont été tirés au sort parmi les habitants de plus de seize ans, en veillant à respecter un équilibre entre femmes et hommes, entre quartiers et entre tranches d'âge. Leur mission : faire des propositions à la mairie sur la place de la nature en ville. Pendant six mois, ils se réunissent deux soirs par mois et un samedi sur deux. Ils auditionnent des experts – urbanistes, écologues, agriculteurs –, visitent des quartiers, débattent en petits groupes. Une indemnité couvre leurs frais de transport et de garde d'enfants. « Sans cela, seuls les retraités et les personnes les plus disponibles auraient pu participer », souligne l'organisatrice, Sarah Nguyen. Pour beaucoup de participants, l'expérience a été un choc. « Je n'avais jamais mis les pieds à la mairie, raconte Kevin, 24 ans, cariste. Au début, je n'osais pas parler devant les autres. Puis j'ai compris que mon avis comptait autant que celui du retraité ingénieur assis à côté de moi. » L'assemblée a remis au maire une vingtaine de propositions : végétaliser les cours d'école, créer des jardins partagés au pied des immeubles, protéger une zone humide menacée par un projet de parking. Le maire s'est engagé à répondre publiquement à chacune d'elles dans un délai de trois mois, en justifiant ses refus. C'est d'ailleurs là que se joue la crédibilité de ce type de démarche. Les chercheurs qui étudient ces assemblées le soulignent : si les propositions finissent dans un tiroir, la déception des participants peut renforcer la méfiance envers les institutions. À Saint-Clair, la réponse du maire est attendue au printemps. Les trente-cinq citoyens, eux, ont décidé de continuer à se réunir pour suivre la mise en œuvre de leurs idées.
Exercice 1 – Comment les membres de l’assemblée ont-ils été choisis ?
Exercice 1 · Article Rénover son immeuble : le long chemin des copropriétaires À Grenoble, les 64 logements de la résidence Les Érables sortent de six mois de chantier : isolation des façades par l'extérieur, remplacement des fenêtres, nouvelle chaudière collective. Objectif affiché : diviser par deux la facture de chauffage. Mais pour en arriver là, il aura fallu près de cinq ans. « Le plus difficile, ce n'est pas le chantier, c'est de convaincre », résume Hélène Vasseur, présidente du conseil syndical. Dans une copropriété, les travaux sur les parties communes doivent être votés en assemblée générale. Or les intérêts divergent. Les propriétaires occupants, qui paient eux-mêmes leurs factures d'énergie, perçoivent vite l'intérêt de l'isolation. Les propriétaires bailleurs, dont les locataires règlent le chauffage, sont nettement moins pressés. Quant aux retraités, beaucoup hésitent à s'engager dans des dépenses dont ils ne profiteront peut-être pas longtemps. Le premier vote a d'ailleurs échoué. Le conseil syndical a alors changé de méthode. Plutôt que de présenter un devis global, il a fait réaliser un audit énergétique, organisé des visites d'immeubles déjà rénovés et proposé des rendez-vous individuels avec un conseiller pour calculer, logement par logement, ce qui resterait à payer une fois les aides publiques déduites. « Les gens ne votent pas contre l'isolation, ils votent contre l'inconnu », observe Hélène Vasseur. Le coût final, près de 2,4 millions d'euros, a été couvert pour moitié environ par des subventions. Pour le reste, la copropriété a souscrit un prêt collectif, qui permet aux ménages modestes d'étaler leurs remboursements sur quinze ans. Tous ne sont pas convaincus pour autant : certains copropriétaires rappellent que les économies annoncées reposent sur des calculs théoriques et que le confort final dépendra aussi du comportement des habitants. Les professionnels du secteur l'admettent : la rénovation des copropriétés progresse lentement, faute d'accompagnement. L'exemple des Érables montre qu'au-delà de la question financière, c'est la qualité de l'information qui fait la différence.
Exercice 1 – Pourquoi les propriétaires bailleurs sont-ils moins pressés de voter les travaux ?
Exercice 1 · Article Au village, la consultation passe par l'écran Dans la pharmacie de Saint-Martin-des-Landes, une petite pièce vitrée a remplacé l'ancien rayon parfumerie. À l'intérieur : un fauteuil, un écran, un tensiomètre, un thermomètre et un otoscope connectés. Depuis un an, les habitants peuvent y consulter un médecin à distance, sur rendez-vous ou presque sans attendre. « Avant, certains patients faisaient une heure de route pour un renouvellement d'ordonnance », explique la pharmacienne, Anne Coste. La téléconsultation n'est pas une nouveauté, mais elle prend une dimension particulière dans les territoires où les médecins manquent. Pour les patients sans médecin traitant, elle permet d'obtenir rapidement un avis, un arrêt de travail ou une ordonnance. La pharmacienne ou son préparateur aide les personnes âgées à s'installer et à utiliser les instruments, ce qui rassure ceux qui n'ont jamais utilisé d'ordinateur. Les médecins de la région restent pourtant partagés. Le docteur Paul Mérieux, généraliste à vingt kilomètres de là, reconnaît l'utilité du dispositif pour « les petits problèmes du quotidien », mais il met en garde : « On ne peut pas palper un ventre à travers un écran. Et surtout, le médecin qui vous répond ne vous connaît pas. Il ne sait rien de vos antécédents, de votre situation familiale. Le suivi d'une maladie chronique, ça ne se fait pas comme ça. » Autre inquiétude : certaines plateformes privées fonctionnent avec des médecins installés loin, parfois à l'étranger, et le patient ne revoit presque jamais le même praticien. Pour les élus locaux, la téléconsultation doit donc rester un complément. « C'est une solution d'attente, pas une réponse au désert médical », estime le maire, qui continue de chercher un généraliste prêt à s'installer dans la commune. À la pharmacie, on constate en tout cas que la cabine ne désemplit pas : une quinzaine de consultations par semaine, surtout le lundi et en période d'épidémie.
Exercice 1 – Pour quel type de patient la téléconsultation est-elle particulièrement utile, selon l’article ?
Exercice 1 · Article Tirés au sort, ils conseillent leur ville Un mardi soir de novembre, trente-cinq habitants de Saint-Clair se retrouvent dans la salle du conseil municipal. Aucun n'est élu. Ils ont été tirés au sort parmi les habitants de plus de seize ans, en veillant à respecter un équilibre entre femmes et hommes, entre quartiers et entre tranches d'âge. Leur mission : faire des propositions à la mairie sur la place de la nature en ville. Pendant six mois, ils se réunissent deux soirs par mois et un samedi sur deux. Ils auditionnent des experts – urbanistes, écologues, agriculteurs –, visitent des quartiers, débattent en petits groupes. Une indemnité couvre leurs frais de transport et de garde d'enfants. « Sans cela, seuls les retraités et les personnes les plus disponibles auraient pu participer », souligne l'organisatrice, Sarah Nguyen. Pour beaucoup de participants, l'expérience a été un choc. « Je n'avais jamais mis les pieds à la mairie, raconte Kevin, 24 ans, cariste. Au début, je n'osais pas parler devant les autres. Puis j'ai compris que mon avis comptait autant que celui du retraité ingénieur assis à côté de moi. » L'assemblée a remis au maire une vingtaine de propositions : végétaliser les cours d'école, créer des jardins partagés au pied des immeubles, protéger une zone humide menacée par un projet de parking. Le maire s'est engagé à répondre publiquement à chacune d'elles dans un délai de trois mois, en justifiant ses refus. C'est d'ailleurs là que se joue la crédibilité de ce type de démarche. Les chercheurs qui étudient ces assemblées le soulignent : si les propositions finissent dans un tiroir, la déception des participants peut renforcer la méfiance envers les institutions. À Saint-Clair, la réponse du maire est attendue au printemps. Les trente-cinq citoyens, eux, ont décidé de continuer à se réunir pour suivre la mise en œuvre de leurs idées.
Exercice 1 – Sur quel sujet l’assemblée devait-elle travailler ?
Exercice 1 · Article Rénover son immeuble : le long chemin des copropriétaires À Grenoble, les 64 logements de la résidence Les Érables sortent de six mois de chantier : isolation des façades par l'extérieur, remplacement des fenêtres, nouvelle chaudière collective. Objectif affiché : diviser par deux la facture de chauffage. Mais pour en arriver là, il aura fallu près de cinq ans. « Le plus difficile, ce n'est pas le chantier, c'est de convaincre », résume Hélène Vasseur, présidente du conseil syndical. Dans une copropriété, les travaux sur les parties communes doivent être votés en assemblée générale. Or les intérêts divergent. Les propriétaires occupants, qui paient eux-mêmes leurs factures d'énergie, perçoivent vite l'intérêt de l'isolation. Les propriétaires bailleurs, dont les locataires règlent le chauffage, sont nettement moins pressés. Quant aux retraités, beaucoup hésitent à s'engager dans des dépenses dont ils ne profiteront peut-être pas longtemps. Le premier vote a d'ailleurs échoué. Le conseil syndical a alors changé de méthode. Plutôt que de présenter un devis global, il a fait réaliser un audit énergétique, organisé des visites d'immeubles déjà rénovés et proposé des rendez-vous individuels avec un conseiller pour calculer, logement par logement, ce qui resterait à payer une fois les aides publiques déduites. « Les gens ne votent pas contre l'isolation, ils votent contre l'inconnu », observe Hélène Vasseur. Le coût final, près de 2,4 millions d'euros, a été couvert pour moitié environ par des subventions. Pour le reste, la copropriété a souscrit un prêt collectif, qui permet aux ménages modestes d'étaler leurs remboursements sur quinze ans. Tous ne sont pas convaincus pour autant : certains copropriétaires rappellent que les économies annoncées reposent sur des calculs théoriques et que le confort final dépendra aussi du comportement des habitants. Les professionnels du secteur l'admettent : la rénovation des copropriétés progresse lentement, faute d'accompagnement. L'exemple des Érables montre qu'au-delà de la question financière, c'est la qualité de l'information qui fait la différence.
Exercice 1 – Vrai ou faux ? Les travaux ont été acceptés dès le premier vote.
Exercice 1 · Article Au village, la consultation passe par l'écran Dans la pharmacie de Saint-Martin-des-Landes, une petite pièce vitrée a remplacé l'ancien rayon parfumerie. À l'intérieur : un fauteuil, un écran, un tensiomètre, un thermomètre et un otoscope connectés. Depuis un an, les habitants peuvent y consulter un médecin à distance, sur rendez-vous ou presque sans attendre. « Avant, certains patients faisaient une heure de route pour un renouvellement d'ordonnance », explique la pharmacienne, Anne Coste. La téléconsultation n'est pas une nouveauté, mais elle prend une dimension particulière dans les territoires où les médecins manquent. Pour les patients sans médecin traitant, elle permet d'obtenir rapidement un avis, un arrêt de travail ou une ordonnance. La pharmacienne ou son préparateur aide les personnes âgées à s'installer et à utiliser les instruments, ce qui rassure ceux qui n'ont jamais utilisé d'ordinateur. Les médecins de la région restent pourtant partagés. Le docteur Paul Mérieux, généraliste à vingt kilomètres de là, reconnaît l'utilité du dispositif pour « les petits problèmes du quotidien », mais il met en garde : « On ne peut pas palper un ventre à travers un écran. Et surtout, le médecin qui vous répond ne vous connaît pas. Il ne sait rien de vos antécédents, de votre situation familiale. Le suivi d'une maladie chronique, ça ne se fait pas comme ça. » Autre inquiétude : certaines plateformes privées fonctionnent avec des médecins installés loin, parfois à l'étranger, et le patient ne revoit presque jamais le même praticien. Pour les élus locaux, la téléconsultation doit donc rester un complément. « C'est une solution d'attente, pas une réponse au désert médical », estime le maire, qui continue de chercher un généraliste prêt à s'installer dans la commune. À la pharmacie, on constate en tout cas que la cabine ne désemplit pas : une quinzaine de consultations par semaine, surtout le lundi et en période d'épidémie.
Exercice 1 – Quel est le rôle de l’équipe de la pharmacie ?
Exercice 1 · Article Tirés au sort, ils conseillent leur ville Un mardi soir de novembre, trente-cinq habitants de Saint-Clair se retrouvent dans la salle du conseil municipal. Aucun n'est élu. Ils ont été tirés au sort parmi les habitants de plus de seize ans, en veillant à respecter un équilibre entre femmes et hommes, entre quartiers et entre tranches d'âge. Leur mission : faire des propositions à la mairie sur la place de la nature en ville. Pendant six mois, ils se réunissent deux soirs par mois et un samedi sur deux. Ils auditionnent des experts – urbanistes, écologues, agriculteurs –, visitent des quartiers, débattent en petits groupes. Une indemnité couvre leurs frais de transport et de garde d'enfants. « Sans cela, seuls les retraités et les personnes les plus disponibles auraient pu participer », souligne l'organisatrice, Sarah Nguyen. Pour beaucoup de participants, l'expérience a été un choc. « Je n'avais jamais mis les pieds à la mairie, raconte Kevin, 24 ans, cariste. Au début, je n'osais pas parler devant les autres. Puis j'ai compris que mon avis comptait autant que celui du retraité ingénieur assis à côté de moi. » L'assemblée a remis au maire une vingtaine de propositions : végétaliser les cours d'école, créer des jardins partagés au pied des immeubles, protéger une zone humide menacée par un projet de parking. Le maire s'est engagé à répondre publiquement à chacune d'elles dans un délai de trois mois, en justifiant ses refus. C'est d'ailleurs là que se joue la crédibilité de ce type de démarche. Les chercheurs qui étudient ces assemblées le soulignent : si les propositions finissent dans un tiroir, la déception des participants peut renforcer la méfiance envers les institutions. À Saint-Clair, la réponse du maire est attendue au printemps. Les trente-cinq citoyens, eux, ont décidé de continuer à se réunir pour suivre la mise en œuvre de leurs idées.
Exercice 1 – Pourquoi les participants reçoivent-ils une indemnité ?
Exercice 1 · Article Rénover son immeuble : le long chemin des copropriétaires À Grenoble, les 64 logements de la résidence Les Érables sortent de six mois de chantier : isolation des façades par l'extérieur, remplacement des fenêtres, nouvelle chaudière collective. Objectif affiché : diviser par deux la facture de chauffage. Mais pour en arriver là, il aura fallu près de cinq ans. « Le plus difficile, ce n'est pas le chantier, c'est de convaincre », résume Hélène Vasseur, présidente du conseil syndical. Dans une copropriété, les travaux sur les parties communes doivent être votés en assemblée générale. Or les intérêts divergent. Les propriétaires occupants, qui paient eux-mêmes leurs factures d'énergie, perçoivent vite l'intérêt de l'isolation. Les propriétaires bailleurs, dont les locataires règlent le chauffage, sont nettement moins pressés. Quant aux retraités, beaucoup hésitent à s'engager dans des dépenses dont ils ne profiteront peut-être pas longtemps. Le premier vote a d'ailleurs échoué. Le conseil syndical a alors changé de méthode. Plutôt que de présenter un devis global, il a fait réaliser un audit énergétique, organisé des visites d'immeubles déjà rénovés et proposé des rendez-vous individuels avec un conseiller pour calculer, logement par logement, ce qui resterait à payer une fois les aides publiques déduites. « Les gens ne votent pas contre l'isolation, ils votent contre l'inconnu », observe Hélène Vasseur. Le coût final, près de 2,4 millions d'euros, a été couvert pour moitié environ par des subventions. Pour le reste, la copropriété a souscrit un prêt collectif, qui permet aux ménages modestes d'étaler leurs remboursements sur quinze ans. Tous ne sont pas convaincus pour autant : certains copropriétaires rappellent que les économies annoncées reposent sur des calculs théoriques et que le confort final dépendra aussi du comportement des habitants. Les professionnels du secteur l'admettent : la rénovation des copropriétés progresse lentement, faute d'accompagnement. L'exemple des Érables montre qu'au-delà de la question financière, c'est la qualité de l'information qui fait la différence.